Quand la question se pose, elle arrive rarement au bon moment. Une chute, une hospitalisation, une visite où l’on
réalise que papa ou maman n’arrive plus à gérer seul. Soudain, il faut réfléchir à quelque chose d’important, vite,
souvent sous pression. Maintien à domicile ou maison de retraite ? Ce n’est pas une question simple, et il n’y a pas
de bonne réponse universelle. Mais il y a des éléments concrets pour y voir plus clair et prendre une décision qui
corresponde vraiment à la situation de votre proche.

Ce que veut vraiment votre proche

Avant de peser le pour et le contre, il y a une question à poser en premier : qu’est-ce que la personne concernée souhaite, elle ?
Dans la grande majorité des cas, la réponse est claire : rester chez soi. Son chez-soi, ses habitudes, ses affaires, son chat, sa vue sur le jardin, ses voisins qu’elle connaît depuis trente ans. C’est aussi son indépendance, sa dignité, le sentiment de mener sa vie comme elle l’entend.
Ce désir n’est pas un caprice ni un manque de lucidité. C’est un besoin humain profond, et il mérite d’être pris au sérieux dans la réflexion.

Quand le maintien à domicile est une bonne solution

Le maintien à domicile fonctionne bien dans de nombreuses situations, bien plus souvent qu’on ne le croit au départ.

Quand la perte d’autonomie est partielle. Si votre proche a besoin d’aide pour certaines tâches comme le ménage, les courses, la préparation des repas, la toilette, mais reste capable de se déplacer, de communiquer, de gérer ses journées en grande partie seul, le domicile reste tout à fait adapté. Une aide à domicile bien organisée peut compenser exactement ce qui manque, sans bouleverser le reste.

Quand le lien social existe encore. Famille à proximité, voisins attentionnés, sorties régulières, médecin de quartier connu depuis longtemps… Si votre proche est encore ancré dans son environnement, rester chez soi préserve ce tissu relationnel qui est souvent ce qui le fait tenir debout.

Quand le logement est adaptable. Un appartement de plain-pied ou facilement aménageable, une salle de bain sécurisée, pas d’escalier problématique, alors le domicile peut évoluer pour s’adapter à de nouveaux besoins. Des aides financières existent d’ailleurs pour financer ces travaux d’adaptation.

Quand votre proche est opposé à la maison de retraite. Ce n’est pas anodin. Des études montrent qu’une entrée en établissement vécue comme un arrachement, contre la volonté de la personne, peut accélérer le déclin. L’adhésion de votre proche à sa situation est un facteur de bien-être à part entière.

Quand la maison de retraite devient nécessaire

Il y a des situations où le maintien à domicile atteint ses limites, et où l’entrée en établissement devient la solution la plus adaptée y compris pour le bien de votre proche.

Quand la dépendance est très lourde. Des besoins de soins importants et continus, une surveillance 24h/24, des troubles cognitifs avancés avec des comportements qui mettent la personne en danger par exemple. Ces situations nécessitent une présence et une expertise que même la meilleure organisation à domicile ne peut pas toujours garantir.

Quand l’isolement est total. Si votre proche vit seul, sans famille à proximité, sans réseau social, et que son état rend tout déplacement impossible, la solitude peut devenir un risque en soi. Un établissement offre alors une présence constante et des activités collectives qui peuvent redonner du sens au quotidien.

Quand les proches aidants sont épuisés. C’est une réalité qu’on évoque encore trop peu : s’occuper d’un parent dépendant est épuisant, émotionnellement et physiquement. Si les proches sont à bout, si la situation fragilise toute la famille, il n’y a aucune honte à reconnaître que l’établissement est la bonne décision pour tout le monde.

Les idées reçues sur le maintien à domicile

  • « C’est forcément plus cher que la maison de retraite. » Pas nécessairement. Une maison de retraite médicalisée (EHPAD) coûte en moyenne entre 2 000 et 4 000 € par mois, parfois plus. Le maintien à domicile, selon les heures d’aide nécessaires, peut revenir moins cher surtout avec les aides financières auxquelles beaucoup de familles ont droit sans le savoir (APA, crédit d’impôt à 50 %, aides de la caisse de retraite…).
  • « À domicile, on n’est pas en sécurité. » Un domicile adapté, avec des intervenantes formées et une organisation sérieuse, offre un niveau de sécurité tout à fait satisfaisant pour de nombreux profils de dépendance. La téléassistance, les passages réguliers, les familles alertées en cas de problème : il existe aujourd’hui des solutions pour sécuriser le quotidien à domicile.
  • « C’est trop compliqué à organiser. » C’est souvent l’impression au départ. Mais une agence sérieuse prend en charge l’organisation de A à Z avec le planning, les remplacements en cas d’absence, le suivi de la qualité pour que vous n’ayez pas à gérer tout ça seul.

Les bonnes questions à se poser

Pour vous aider à y voir plus clair, voici les questions essentielles à mettre sur la table en famille :

  • Quel est le niveau de dépendance réel de votre proche, et est-il amené à évoluer rapidement ?
  • Son logement actuel est-il compatible avec son maintien à domicile, ou nécessite-t-il des aménagements ?
  • Y a-t-il des proches disponibles pour assurer un soutien complémentaire, ou votre proche est-il totalement isolé ?
  • Quels sont ses propres souhaits, et a-t-il pu les exprimer librement ?
  • Quelles sont les ressources financières disponibles, et quelles aides peuvent être mobilisées ?

Et si la situation est complexe, n’hésitez pas à solliciter le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) de votre secteur : c’est un service gratuit, neutre, qui aide les familles à évaluer les besoins et à s’orienter. Sur le secteur de Vertou et Saint-Sébastien-sur-Loire, le CLIC Villes et Villages est disponible au 02 28 01 82 24.

Le maintien à domicile, ça s’organise : Curae Domi vous accompagne

 

Si, après réflexion, le maintien à domicile vous semble la bonne direction, la prochaine étape c’est de comprendre concrètement comment mettre en place une aide adaptée et d’être bien accompagné pour le faire.
Chez Curae Domi, on commence toujours par venir vous rencontrer, votre proche et vous, à domicile. On prend le temps de comprendre la situation réelle, les besoins, les habitudes, ce qui compte. Et c’est à partir de là seulement qu’on construit un accompagnement sur mesure.

Vous avez des questions ou vous souhaitez faire un premier point sur la situation ? Contactez-nous au 02 40 47 02 46 ou faites une demande de devis en ligne. On est là pour vous aider à y voir clair, sans pression.